Cinemed 2015

Posted on Posted in Cinemed

Hommage à Valèria Golino

Actrice à la carrière internationale et plus récemment réalisatrice Valéria joue des femmes fortes et fragiles à la fois dans un contexte social en crise :qu’ elle soir mère de substitution ( La guerre de Mario) ou veuve directrice de prison (Comme le vent) une belle énergie _à la frontière du désespoir _ anime ses personnages complexes et beaux .

Dans Miele tourné en 2013 elle s’ efface devant sa jeune actrice et filme un rencontre entre deux génération sur fond d’ euthanasie active sans juger ni prendre partie : il s’agit de montrer les tourments de la jeunesse et du 3éme âge dans un monde ou l’ on ne sait plus communiquer ni aimer .

La Vie très privée de Monsieur Sim de Michel Leclerc ( décembre 2015)

Monsieur Sim n’a aucun intérêt. C’est du moins ce qu’il pense de lui-même. Sa femme l’a quitté, son boulot l’a quitté et lorsqu’il part voir son père au fin fond de l’Italie, celui-ci ne prend même pas le temps de déjeuner avec lui. C’est alors qu’il reçoit une proposition inattendue : traverser la France pour vendre des brosses à dents qui vont « révolutionner l’hygiène bucco-dentaire ». Il en profite pour revoir les visages de son enfance, son premier amour, ainsi que sa fille et faire d’étonnantes découvertes qui vont le révéler à lui-même.

Une comédie sur le mal du siècle : la dépression du quadra magnifiquement interprété par JP Bacri coutumier du fait . Le ton est doux amer comme une bonne comédie Italienne . On se régale des situations cocasses et des bons mots d’ auteur . Mr Sim est un être complexe pas toujours sympathique : le parallèle avec la quête d’un navigateur solitaire donne une belle tonalité poètique à son Odyssée ..

Subbura de Stephano Sollima ( décembre 2015 )

La Suburra, quartier malfamé de Rome, est le théâtre d’un ambitieux projet immobilier. L’Etat, le Vatican et la Mafia sont impliqués. En sept jours, la mécanique va s’enrayer : la Suburra va sombrer, et renaître.

Malgré l’ esthétique un peu clip et mode voici enfin un film complexe et habité sur les rapports entre mafias et pouvoirs politiques et religieux dans un contexte apocalyptique bienvenu (même si le rôle du Vatican est tout juste esquissé ) . On retient de beaux personnages figures de démiurges tel le « samourai » mafieux conciliateur vieux sage et vrai barbare . La musique ( parfois un peu trop présente ) ajoute une tonalité nostalgique et fataliste à l’ histoire . Point de glorification de la mafia ici mais une description clinique de ses rouages avec à l’ issue la revanche méritée des sans grades exploités et humiliés par un systéme qui n’ a que trop duré et cours vers sa chute

Cinéma documentaire fragment d’une histoire de Jean Louis Comolli

Un beau film fait par un amoureux du cinéma qui nous ouvre son carner intime où il convoque les grands noms de l’ histoire du cinéma pour mieux stimuler notre regard sur le monde où réalité rime avec fiction , montage avec mensonge , beauté avec éternité ….

L’ expérience peut se vivre à domicile en visionnant le DVD et en lisant le dictionnaire publié aux édtions Verdier

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *