Cinemed 2013

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Obsession

Etats-Unis – 1976 – 1 h 38 mn – Réalisation : Brian De Palma – Production : Harry N. Blum, George Litto – Scénario : Brian De Palma, Paul Schrader – Image : Vilmos Zsigmond – Décor : Jack Senter – Montage : Paul Hirsch – Musique : Bernard Herrmann – Son : David M. Ronne – Interprétation : Cliff Robertson, Geneviève Bujold, John Lithgow –

La Nouvelle-Orléans, 1959. Michael Courtland, riche promoteur immobilier, s’apprête à fêter ses dix ans de mariage avec sa femme Elizabeth. Mais Elizabeth et leur petite fille Amy sont kidnappées par trois ravisseurs qui exigent une rançon de 500 000 $ pour leur libération. L’opération de sauvetage aboutit à la mort des deux otages. Seize ans plus tard, Michael est toujours inconsolable et rongé par la culpabilité. Mais lors d’un voyage d’affaires à Florence avec son associé Robert Lasalle, Michael fait la rencontre de Sandra, jeune historienne de l’art qui ressemble trait pour trait à sa défunte femme…

Un film à l’ im age trouble ( par le grand chef op Vimos Zsigmond) et au scénario alambiqué hommage au Vertigo de Hitchcock . Néanmoins De Palma se démarque du modèle en faisant une tragédie familiale émouvante et surprenante . Cliff Roberston dans un de ses seuls premiers rôle joue à merveille un homme brisé par le poids du destin qui frappe deux fois tandis que Geneviéve Bujold nous envoute dans un triple Rome de femme anima sacrifiée puis sauvée …

La morbidité hitchcokienne du propos est tempérée par une très belle fin …

HASTA MANANA

France – 2012 – 1 h 28 mn – Réalisation : Olivier Vidal, Sébastien Maggiani – Scénario : Olivier Vidal, Sébastien Maggiani – Image : Fabrice Richard – Décor : Sébastien Inizan – Montage : Dominique Pétrot – Musique : Sébastien Cortella, Benjamin Raffaelli – Son : Stephane Gessat, Rémi Gauthier, Ferdinand Bouchara – Interprétation : Amir Ben Adelmoumen, Antoine Gautron, Samuel Bousbib, Medhi Nebbou, Delphine Depardieu, Jean-Christophe Bouvet, Alyson Paradis avec la particiaption de Claude Lelouch –

Orphelin depuis son jeune âge, Léo grandit au foyer des Cigales. Pour s’évader de ce monde austère, il se réfugie dans l’écriture avec l’espoir d’être lu un jour par son idole, le réalisateur Claude Lelouch. Léo partage ses journées avec son ami Nino, jeune adolescent de douze ans résidant lui aussi dans cet établissement. Léo confie à Nino qu’il a finit d’écrire sa nouvelle. Le lendemain matin, Nino a disparu et la nouvelle aussi.

Un premier film pas tout à fait abouti mais juste et émouvant , les deux auteurs familiers des ateliers de réalisation avec des jeunes en difficultés nous font partager leur quotidien en foyer loin des clichés habituels . Une très belle histoire d’ amitié et de passion pour le cinéma qui nous invite à croire en nos rêves et à oser sortir des senties battus . Ce film est aussi un hommage au ciné positif et créatif de Claude Lelouch qui a accepté de jouer son propre rôle à la fin …

GOMORRA

Italie – 2008 – 2 h 15 mn – Réalisation : Matteo Garrone – Production : Domenico Procacci – Scénario : Matteo Garrone, Maurizio Braucci, Ugo Chiti, Gianni Di Gregorio, Massimo Gaudioso, Roberto Saviano d’après l’œuvre de Roberto Saviano – Image : Marco Onorato – Décor : Paolo Bonfini – Montage : Marco Spoletini – Musique : Matthew Herbert – Son : Daniela Cassani – Interprétation : Salvatore Abruzzese, Gianfelice Imparato, Maria Nazionale, Toni Servillo, Carmine Paternoster, Salvatore Cantalupo, Marco Macor –

Voyage dans l’ empire Maffieux de Naples et de la Campanie : Gomorrhe aux mains de la Camorra. Là-bas, une seule loi : la violence. Un seul langage : les armes. Un seul rêve : le pouvoir. Une seule ivresse : le sang. Nous assistons à quelques jours de la vie des habitants de ce monde impitoyable. Sur fond de guerres de clans et de trafics en tous genres, Gomorra raconte les destins croisés de Toto, Don Ciro et Maria, Franco et Roberto, Pasquale, Marco et Ciro. Cette fresque brutale et violente décrit avec une incroyable précision les cercles infernaux de la Camorra napolitaine pour mieux nous y entraîner sans figure identificatoire majeure. Nous sommes loin du romantisme noir du Parrain ici les chefs maffieux sont vieux malades prolétaires frustres paranos , les jeunes sont peu éduqués et fascinés par la violence . Un seul personnage semble se détourner de ce système de corruption généralisé où même le traitement des déchets est source de revenus occulte .

Garrone se situe bien dans la lignée du néo réalisme : il nous donne à voir sans juger toute la misère d’une humanité en proie au chaos dont seule une prise de conscience individuelle permet de sortir …

Che strano chiamarsi Federico : Scola racconta Fellini – Ettore Scola – Documentaire

Italie – 2013 – 1 h 33 mn – Réalisation : Ettore Scola – Scénario : Ettore Scola, Paola Scola – Image : Luciano Tovoli – Montage : Raimondo Crociani – Musique : Andrea Guerra – Interprétation : Federico Fellini, Tommaso Lazotti, Maurizio De Santis, Giacomo Lazotti, Giulio Forges Davanzati

Voilà un bien bel hommage à Federico Fellini par son collègue et ami Ettore Scola pour le vingtième anniversaire de la mort du grand réalisateur. En plus de l’œuvre incroyablement riche de Fellini un admirateur de longue date du maestro parle de quelques aspects privés et moins connus de sa personnalité : de ses débuts en 1939 comme jeune dialoguiste-écrivain jusqu’à son cinquième Oscar en 1993, année de son soixante-treizième et dernier anniversaire, Federico est décrit comme un grand Pinocchio qui, heureusement, n’est jamais devenu « un garçon comme il faut »

Scola nous donne envie de nous replonger dans cette œuvre généreuse et surréaliste qui influença la sienne et peut encore nous faire rêver .

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