Dans la grande tradition du genre, Big Jake compte parmi les plus interessants des derniers westerns de John Wayne. Il marque non seulement ses retrouvailles avec Maureen O’Hara, sa partenaire de « L’homme tranquille » et de « Rio Grande » du grand John Ford , mais aussi une première confrontation avec Richard Boone, acteur qu’il retrouvera bientôt dans « Le Dernier des géants » Ce film est à double titre une affaire de famille : entouré par son propre fils Patrick, son petit-fils Ethan et par une pléiade de seconds couteaux surtout remarqués chez John Ford, John Wayne ajoute là une pierre de plus à sa légende.
L’ argument est assez classique : une histoire d’enlèvement et de rançon :désormais installé au Mexique, le toujours très remuant Jacob McCandles, alias Big Jake, reçoit un appel à l’aide de Martha, sa femme dont il est séparé depuis plusieurs années. Sachant que les Texas Rangers ne seront pas à la hauteur, celle-ci lui demande de retrouver leur petit-fils de dix ans, enlevé par John Fain et sa bande à l’issue d’une véritable hécatombe. En compagnie d’un vieil ami Apache et de deux de ses fils, Big Jake court le risque de remettre lui-même la rançon aux bandits, non sans essayer de les prendre à revers.
Voilà un Western classique qui dés son générique d’ouverture joue sur le contraste entre le viel Ouest représenté par Wayne ( que les gens croient souvent …mort ) et la modernité où les autos remplacent les chevaux , mais les hommes sont restés aussi avides d’argent et de gloire , on ne tombe toutefois pas dans la tragédie sanglante des films de Sam Peckinpah ( revoir la « Horde Sauvage ») , on apprécie une touche d’humour et de tendresse dans les relations père fils. Mais la barbarie et la ruse des hors la loi couve toujours et garantie un bon suspsens avec son lot de rebondissements.
Note émouvante Big Jake est le dernier long métrage du réalisateur vétéran George Sherman, ami de John Wayne depuis les années 1930 lorsqu’ils tournaient des westerns pour Republic Pictures. Au moment du tournage, Sherman n’était plus en parfaite santé et supportait mal le climat mexicain. Les jours où Sherman était incapable de travailler en raison de son état, Wayne prenait la direction, mais lorsque le film fut terminé, il insista pour que Sherman soit le seul à être crédité en tant que réalisateur.