La Scierie .Théâtre et tiers lieu 15 boulevards rd du Quai St Lazare. »
L’unique pièce de théâtre de Gabriel Garcia Marquez réapparait dans un souffle de feu à Avignon cette année.L’histoire : C’est la souffrance d’une femme qui découvre qu’elle n’a jamais été heureuse malgré toutes les apparences : position sociale, couple, enfant. L’homme qu’elle aimait n’était qu’un homme. Le révolté, fils de famille qui l’a épousé malgré sa condition sociale inférieure, finalement, n’est qu’un bourgeois repu et satisfait, coupé des réalités de la vie, participant à la grande curée de la pseudo aristocratie colombienne. Graciella va t’elle satisfaire au rite du couple parfait et figurer comme un objet mort à l’étalage de luxe et de puissance de son mari ? 25 ans de mariage, ça de fête.La scène se passe dans une chambre ou l’héroïne (Catherine Alias) monologue. Personne ne lui répond ni ne l’écoute, mais sa détresse envahit toute chose, tout objet de son existence. On le sent nettement. Il y a un petit côté « Scène de la vie conjugale » de Ingmar Bergman, mais là, à la « sud-américaine » peut-être, il n’y a aucune montée progressive de la violence. Comme la lave, les gaz et les poussières d’un volcan en éruption, elle est partout et survivra au silence qui s’ensuit.Une grande œuvre à portée universelle à découvrir et révélée par la volcanique Catherine Alias.
Pour UltrazonetvTVPatrick Lerond