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Un curieux roman graphique dessiné par Mathieu Faure sur un scénario original de Marc Chinal dont l’objectif est dans le titre de la maison d’édition indépendante : réfléchir n’ a jamais tué personne.
Une voix off dit à un personnage après l’avoir mis sur une planète paradisiaque où il y a tout pour être heureux, qu’un jour il va disparaître. Le personnage est surpris : « disparaître, c’est à dire ? » « Poussière redeviendra poussière » lui répond la voix off. « Mourir ? Mais c’est dégueulasse ! Qui a fait une règle du jeu pareille ? » Face à cette cruauté apparente, le personnage va tout faire pour devenir immortel. Il va avoir un enfant, une copie de lui-même croit-il, puis une statue, puis… jusqu’à un robot doté d’intelligence artificielle. Mais tout ne va pas se passer comme il l’entend …
La fable qui déplace la problématique dans un monde alternatif pose bien les enjeux de l’avénement de l’IA ( la peur de la mort et le désir d’immortalité matérielle) et son titre provocateur n’est pas dupe de la question des lois et de leur efficience.
Le solution proposée celle des 2 tiers est pertinente et légitime alors l’émergence d’une IA dépendante au moins d’un facteur sur 3 ( soir un corps , une autonomie énergétique ou la liberté de pensée ) ? La question de l’âme est laissée à des religieux inquisiteurs alors que la voix off d’un deus ex machina reste indéterminée : comme dans le débat actuel la question de l’âme ( et de sa dualité : relire le Faust de Goethe ou il es question d’une âme divine en plus de celle naturelle et animale ) reste hors champ du fait d’une vision matérialiste réductrice qui finit par valider l’IA en essayant de la contrôler ….