Adapté d’un livre de William Faulkner, le romancier scénariste du Grand Sommeil et du Port de l’angoisse, Reivers donne à la star de La Tour infernale, Bullitt et Papillon l’opportunité rare de sortir de son registre le plus courant tout en demeurant fidèle à lui-même. Une performance que le comédien livre sous la direction de Mark Rydell, l’auteur de The Rose et des Cowboys avec John Wayne, ici réalisateur d’un road-movie mouvementé, drôle et fort attachant.
L ‘histoire se déroule à Jefferson, Mississippi : on suit le parcours du jeune Lucius 12 ans qui vit un grand moment lorsque son grand-père reçoit livraison de la première automobile jamais vue dans la région, une flamboyante Winton Flyer 1905. Sachant la riche famille du gamin partie pour des funérailles, Boon Hogganbeck, un sympathique bon à rien notoire, le convainc d’emprunter le véhicule pour une virée à Memphis afin d’y retrouver sa petite amie. En compagnie d’un troisième larron, ils s’engagent sur des routes tantôt poussiéreuses, tantôt boueuses. Un voyage scandé par de nombreuses rencontres qui vont faire l’éducation de Lucius.
Voilà un beau parcours initiatique entre rire et larme, un bain de fraicheur dans une période noire des USA , une très bonne direction d’acteur fait oublier le côte un peu scolaire de l’adaptation…