L’enfer : drame de la jalousie ….

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Le chef-d’œuvre inachevé de H.-G. Clouzot renaît en roman graphique sous la plume de l’illustrateur Lyonnais Nicolas Badoux : le film a été édité en 2009 par Lobster film:en 1964, Henri-Georges Clouzot choisit Romy Schneider et Serge Reggiani pour son prochain projet ambitieux, L’Enfer. Mais le tournage énigmatique est interrompu au bout de trois semaines. L’Enfer n’existera jamais et les images resteront invisibles pendant un demi-siècle. Retrouvées par miracle, elles sont à la hauteur de leur légende et ont été remontéés dans un documentaire d’1h42.

L’argument est celui d’un drame de la jalousie : en 1962, Marcel et Odette, heureux jeunes mariés, prennent la gérance d’un hôtel situé dans le Cantal, au pied du viaduc de Garabit qui surplombe en majesté le lac de Grandval. Ils sont amoureux, débordants d’envies, de vie et d’espoir : l’avenir leur appartient ! Dans ce cadre naturel exceptionnel, les mois et les années passent, l’hôtel a désormais ses habitués, la vie s’écoule doucement entre farniente, apéros, parties de cartes et ski nautique sur le lac… Tout va pour le mieux, si ce n’est que Marcel ne supporte plus le fracas infernal du train qui, plusieurs fois par jour, emprunte le viaduc : blablam, blablam… Marcel dort mal, puis ne dort plus. Le manque de sommeil lui procure des hallucinations puissantes, il entend une voix insistante, qui lui répète qu’il devrait mieux surveiller la jolie et avenante Odette, qu’elle lui ment effrontément, qu’elle le trompe sans vergogne, là, sous ses yeux. Ne voit-il donc rien ?! Oui, il en est sûr désormais, elle le trompe. Mais avec qui ? Et où ? Et quand et comment ?…

Ce qui n’était qu’un doute se transforme en paranoïa aiguë, qui fait place à son tour à la folie. Marcel harcèle Odette, la questionne sans relâche, la suit, l’espionne, la supplie « d’avouer », l’assure qu’il « saura pardonner »… À bout de nerfs, il l’enferme et le drame survient …

Eprouvante exploration de la psyche humaine malade ce roman graphique reprend et adapte les dialogues de Clouzot et Lacour avec une mise en page fidéle aux indications de cadrage du réalisateur , la couleur fait irruption dans une histoire en majorité noir et blanc pour évoquer la folie paranoïaque du matri qui a bien sur les traits torturés de Regianni.

Un curieux roman graphique qui ne remplacera pas ce film inachevé mais donnera aux cinéphiles u un aperçu des névrose d’un grand réalisateur du 7éme art 

https://editions-sarbacane.com/bd/l-enfer

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