Voilà une saga épique en deux tomes ou le tandem Hermann père fils fait encore merveille : une mise en abîme de l’ héroïsme au temps des guerres de conquête Romaines.
Au sein de la centurie, tout le monde connaît Melonius Brigantus, dit « Le Picte ». Un monstre, une machine de guerre. L’image vivante de la barbarie que les légions romaines sont venues combattre en Écosse. Et à présent, la survie des quelques rescapés d’une bataille particulièrement sanglante ne tient qu’au bon vouloir de celui qu’ils ont toujours tenu à l’écart. Quel camp va t il finalement choisir ? Est il capable d’aimer ? Voilà encore une sombre histoire typique du goût du tandem pour les anti héros , on les retrouve avec plaisir dans l’univers de la série pionnière d’Hermann Jugurtha avec un sens aigu de la dramaturgie : un découpage sec qui fait la part belle aux plans d’ensemble pour évoquer de sanglantes batailles sans négliger les détails anatomiques des personnages souvent barbares. On apprécie la couleur directe ou domine une tonalité de gris qui fait sens dans un conflit ou il n’y a ni bons ni mauvais mais juste des soldats romains ou pictes en déroute .Au fil du récit le monstre s’humanise et se trouve prisonnier des deux camps qui se combattent , son issue sera tragique et belle à la fois ….