Noir Clouzot

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A l’ occasion de la rétrospective à la cinémathèque Française la revue Eclipses sort un  numéro spècial au réalisateur Français dont l’oeuvre fit souvent scandale .

Personnalité mystérieuse et souvent controversée, directeur d’acteur exigent et réputé irascible, réalisateur ambitieux et constamment inventif, Henri-Georges Clouzot a bâti l’une des œuvres les plus singulières du cinéma français. L’une des plus marquantes également, jalonnée de plusieurs succès publics éclatants (Quai des orfèvres, Le Salaire de la peur, Les Diaboliques, La Vérité), dont la modernité formelle impressionne toujours autant.

À une époque où l’essentiel du cinéma hexagonal se contente trop souvent d’enregistrer platement des dialogues, Clouzot, lui, pense d’abord en termes visuels et fait de la mise en scène son souci premier. Drôle d’oiseau, donc, que le père du Corbeau : bien avant que la célèbre formule d’Alexandre Astruc ne serve de crédo aux jeunes «Turcs» de la Nouvelle Vague, Clouzot explore les ressources d’une «caméra stylo» émancipée des usages et des conventions, par laquelle il impose progressivement son style, sa vision du monde (souvent très noire) ainsi qu’une signature de plus en plus affirmée et aisément identifiable.

Auteur avant l’heure, expérimentateur inspiré et infatigable, celui que la presse surnommait (à tort) «le Hitchcock français» compte assurément parmi les plus grands cinéastes de sa génération.

Fasciné par la question du mal et du pouvoir Clouzot finit par se convertir au catholicisme et mourut chez lui en écoutant la damnation de Faust …

Revoir ses films nous confronte à l’ oeuvre au noir du processus alchimique que peu d’ aristes dépassent tant ils n’ arrivent pas à dépassée leur égo tourmenté , Clouzot aura essayé ……

Revue commandable sur

http://www.revue-eclipses.com/revue/henri-georges-clouzot-565.html

 

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