Où la véritable histoire de Elizabeth Siddal, la rousse incendiaire immortalisée par les peintres préraphaélites et particulièrement Dante Gabriel Rossetti et John Everett Milley.
Pour commencer, voici le fameux modèle d’Ophélie de John Everett Millais que tout le monde connait et qui se trouve à la « Tate Britain ».
Lizzie se retrouva ,en tant que beauté, pas si immortelle que ça ,dans un véritable tournoiement mythologique dont le père fondateur est : Shakespeare et son prophète:
Toxique- Hamlet.
Les projections filmées lors de la pièce, l’expliquent bien.
Lizzie se retrouva en « Béatrice » dans la Divine Comédie de
Dante, ou la pauvre Ophélie, chez Hamlet.
La voilà sainte, vierge ou morte. Le choix n’est pas folichon.
De plus, pour son malheur elle est cultivée, vient d’une « bonne famille » c’est-à dire qu’elle a conscience d’elle – même et de sa valeur.
Pour tout arranger, cette grande artiste voudra exister en tant que telle sur tous les plans, mythes, femme, muse, mère et épouse…
Ce qui n’est seulement vraisemblable en cette période victorienne que dans les domaines de l’Art et les communautés d’artistes.
Amour, mort, rêve et fascination d’un passe sublimé …
On peut en deviner la fin… Et la petite résurrection due à Céline Devalan assistée de Caroline
Darnay.
Cette pièce poétique et visuelle, est mise en scène et interprétée magistralement par Celine Devalan.
Romain Arnaud- Keisky.est Dante Gabriel Rossetti, (le génie) . On perçoit d’ailleurs sa formation de mime « mozartien ».
Dans un sens, cette affaire est celle de la collaboration homme-femme et de la combustion de cette dernière au contact inconséquent et cruel de l’existence.
La fin de Lizzie fut amère.
On dit qu’elle hante le cimetière de Highgate à Londres sous la forme d’un vampire.
Ah, que l’Art serait parfait des toutes ses facettes sans le sang de ses artistes !
Patrick Lerond pour Ultrazonetv