Voilà enfin réedité un film culte de Claude Zidi qui fait toujours rire avec son tandem allumé Richard Birkin que Zidi retrouve un an aprés « la moutarde me monte au nez » en 1974.
Le réalisateur confirme son sens du burlesque avec ce sixième long métrage, il sait remettre à neuf chacune de ses comédies où tout ce qui se passe à l’image est souvent plus important que les dialogues avec des clins d’oeil aux films de Buster Keaton et des Marx Brothers
Pierre Vidal est un discret employé de banque qui passe ses journées à surveiller sa compagne Janet, coiffeuse dans un salon en face de son bureau. Agacée par cette jalousie étouffante, elle décide de lui donner une leçon. Mais alors que Pierre est chargé d’accompagner un client à la salle des coffres, une précieuse mallette est dérobée sous ses yeux. Une course folle entraîne Pierre et Janet dans une avalanche de quiproquos et de situations délirantes…
La complicité de Pierre Richard et Jane Birkin avait déjà montré son efficacité dans La moutarde me monte au nez. Ici, une fois encore, elle fonctionne ici encore à merveille. Pierre Richard retrouve, ce rôle qu’il affectionne tant, celui d’un cadre moyen poussé par le hasard ou le destin dans une aventure qui le dépasse. Tendre gaffeur, superman du quiproquo, il sème les flics, démasque les gangsters et récupère sa bien-aimée sans rien comprendre à ce qui lui arrive. C’est ainsi qu’il réalise les prouesses les plus saugrenues sans jamais rien perdre de sa flegmatique détermination. L’acteur relève haut la main le défi de figurer parmi les plus grands comiques du cinéma. Face à lui, Jane Birkin est fantasque et pétillante. Acidulée comme un bonbon anglais, elle joue le folklore british et offre à son personnage autant de peps que de charme avec ses mines clownesques, son accent inimitable et ses ahurissements rigolards
On écoute avec interêt les entretiens autour du film avec Baptiste Vignol et Vincent Chapel qui reviennent sur la filmographie de Claude Zidi et la carrière de Jane Birkin Le film annonce d’époque restauré vaut le coup d’oeil pour sa dénonciation du monde politique de l’époque.