Audrey Hepburn : l’ ange perdu

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La collection 9e et demi publie son 2éme album consacré à une actrice glamour du Hollywood classique : Audrey Hepburn devenue une des icônes du cinéma la plus adulée du 20e siècle : une étoile filante qui se retire de l’écran au début des années 70 pour s’engager en faveur de l’Unicef jusqu’à la fin de sa vie. 

Au scénario Jean-Luc Cornette met en lumière la femme vulnérable et humaniste derrière la star adulée : femme fragile elle sait se montrer combative dans le choix de certains de ses films et de son soutien à la cause des enfants du Tiers Monde.

Audrey est née dans la noblesse Belge en 1929 : elle rêve de devenir danseuse classique mais devra renoncer à cause de sa santé déficiente . On suit son parcours de façon chronologique : de son enfance marquée par la guerre, la résistance et les déménagements à ses relations difficiles avec son père qui épouse la cause fasciste. Elle est repérée en 1948 pour un petit rôle au cinéma dans un film didctique sur la langue Néerlandaise. Puis son charme va opérer : ses grands yeux noirs vont être un de ses meilleurs atouts devant la camera , les succès vont s’enchainer : après le film Nous irons à Monte-Carlo de Jean Boyer (1951) elle incarne Gigi adaptation du célèbre roman de Colette , puis à 24 ans, elle reçoit l’Oscar de la meilleure actrice  pour « Vacances romaines » de William Wyler en 1953. Sa filmographie s’étoffe et se diversifie : on la retrouve à la fin de l’ouvrage : citons en les films clefs : Sabrina en 1954, Drôle de frimousse en 1957, Diamants sur canapé en 1961, Charade en 1963 et My Fair lady en 1964) . Audrey marque les spectateurs et ici le lecteur par sa candeur et son charme qui en décalage avec les standards sexy de l’époque incarnés par les blondes fatales . 

Cornette nous donne à voir une vie sentimentale tumultueuse où les hommes se succèdent sans combler son désir d’une vie familiale stable peut être pas sans rapport avec une relation fusionnelle à la mère.

On découvre une nouvelle autrice Agnese Innocente qui nous donne à voir une Audrey émouvante dans un style semi réaliste lui donnant un charme enfantin : ses gros yeux évoque ceux d’un faon plusieurs fois représenté en écho à l’ amour d’ Audrey pour les animaux : les choix de mise en page contribuent à iconiser l’actrice au point d’en faire une « sainte laïque » au service de causes humanitaires : le dessin raconte souvent sans texte les joies et blessures secrètes de cette actrice qu’il est bon de redécouvrir dans toute sa complexité.

Au final un biopic bien construit dont le style graphique peut déconcerter mais qui se laisse lire avec grand plaisir avec au bout du compte une belle leçon de vie loin des parcours d’acteurs égocentrés et névrosés dont le bizness du biopic fait ses choux gras.

https://www.glenat.com/9-12/audrey-hepburn-9782344056356

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