a Princesse de Mars : la saga matrice de la SF

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/Une nouvelle adaptation de l’univers de l’écrivain américain Edagr Rice Burroughs (1875-1950) auteur bien connu de Tarzan il a aussi crée le personnage de John Carter en 1912. Une belle invitation à voyager sur les pas de ce soldat confédéré projeté sur la planète Mars avec à la clé une romance inattendue avec sa Princesse . Une histoire qui a inspiré tout un pan de la SF moderne ( dont les auteurs de Avatar Dune et Star Wars).

Aprés l’injuste insuccès commercial de l’adaptation par Disney le 9éme art prend la relève avec au scénario/adaptation le prolifique Jean David Morvan et au dessin l’italien Francesco Biagini illustrateur et concept artiste qui aime dessiner des monstres .

L’ adaptation de JD Morvan déjà auteur de la série Sillage va plus en profondeur que le scénario du film Disney d’Andrew Stanton en 2012 : l’histoire de base a été crée à la façon d’un feullrtond e Pulps Comics de 1912 à 1943 , elle reste d’une belle modernité.( pour les amateurs de romans il y a11 volumes à lire.) C’est le début du cycle de John Carter dont : l’argument est assez original pour l’époque le soldat confédéré John Carter, fuit les Indiens, et à la recherche d’une mine d’or se réfugie dans une grotte mystérieuse en Arizona, Projeté par accident fortuit sur la planète Mars, il y découvre un monde au bord de l’agonie avec des mers asséchées, à l’ombre de cités immémoriales, des peuples exsangues se livrent une lutte sans merci pour la survie. John Carter va mettre à profit les étranges pouvoirs que lui confèrent ses origines terrestres. Tour à tour esclave, prisonnier, chef barbare ou prince respecté, il va peu à peu gagner le respect des redoutables Tharks ( géants à quatre bras ) rendre l’espoir aux hommes rouges et tenter de ravir le cœur de la belle Dejah Thoris, princesse de Mars…. Juste un petit regret : l’absence des therms ( démiurges ) qui étaient bien présents dans l’ adaptation Disney et donnaient une complexité métaphysique à l’intrigue ( qui sera bien reprise dans la série des Matrix).

On retrouve avec plaisir tous les thèmes qui ont posé les bases du space opéra : le désastre écologique , la lutte entre « sauvages »( Martiens verts ) et « civilisés »( Martiens rouges) , la passion amoureuse sur fond de conflit culturel, l’impérialisme contre le droit naturel des peuples autochtones mais aussi la question de la vie aprés la mort et le multivers…

Les dialogues ne sont jamais redondants et le scénario construit en flash back et flash forward (par une lettre introductive attribuée à l’écrivain lui même ) est facile à suivre .

Un dossier de 10 pages rédigé par Patrice Louinet vient utilement conclure l’ album en donnant plus d’informations sur l’auteur et le contexte du cycle John Carter.

Le trait de Biagini donne une certaine profondeur et texture aux aventures de John Carter avec de belles envolées lyriques qui éclatent le gaufrier classique pour une mise en page panoramique qui déborde parfois sur deux pages avec des inserts de cases . Le dessinateur a un vrai goût pour les personnages aux gueules cassées et orchestre avec maestria les nombreuses scènes de combats ( parfois assez gore) sans pour autant négliger de donner une certaine ampleur au côté romanesque de l’ histoire.

Une bonne occasion de redécouvrir en deux tomes une œuvre pionnière de la littérature ; son côté western de l’espace est toujours très plaisant même si l’aspect racialiste eugéniste du propos initial peut heurter à notre époque pleine de «  bons sentiments »…..

https://www.glenat.com/24×32-glenat-bd/la-princesse-de-mars-tome-01-9782344033265

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