Le Caravage « la palette et l’ épée » de Milo Manara Glénat 2015

Posted on Posted in Bd Franco Belge

 

Passionné d’ art et d’ érotisme Manara se devait de se pencher sur la vie sulfureuse du peintre Romain auquel il consacre un magnifique dyptique .

Automne 1592. Michelangelo da Caravaggio dit « Le Caravage » débarque à Rome, toiles et pinceaux sous le bras. Il puise son inspiration dans l’âme de la cité éternelle, entre grandeur et décadence, et auprès des personnages hauts en couleur qu’il y rencontre. Rapidement admiré pour son talent, il sera toutefois souvent critiqué pour ses partis pris artistiques, notamment sur ses sujets religieux – il prendra ainsi pour modèle de sa Mort de la Vierge une prostituée. Une réputation aggravée par le penchant du peintre pour la violence et sa participation à de fréquentes et vives échauffourées…Marqué dans son enfance par l’ étude de la «  crucifixion de St Pietro » au cathéchisme Manara retrouva le peintre lors de son interrogation à l’ examen de l’ histoire de l’ art .Il utilise avec talent le clair obscur pour donner une image baroque et dramatique de Rome .Les couleurs sombres sont proches de la palette du peintre que Manara dessine en s’inspirant des portraits d’ époque .Le ton est volontiers épique et réaliste à la fois , peu d’ érotisme pour une fois mais un parfum de tragédie romantique : Caravage était proche du peuple et pourfendait les exploiteurs de femmes et de talents , il devint un paria faute de contenir ses pulsions de revanche mais il reste un artiste d’une profondeur complexe auquel Manara rend un hommage de toute beauté …

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *