Si vous avez grandi avec Tintin, Blake et Mortimer ou les grandes heures du 9e art franco-belge, Confessions d’un amateur de bande dessinée belge est un livre qui réveille instantanément la mémoire et la passion. Dans cet essai sensible et érudit, François Rivière raconte son amour pour la bande dessinée belge et ses rencontres avec ceux qui l’ont façonnée. Un ouvrage incontournable pour les passionnés de bande dessinée belge, d’histoire du 9e art et de culture BD.
Romancier, journaliste littéraire, critique, traducteur et scénariste de bande dessinée, François Rivière mène depuis des décennies une carrière à la croisée des lettres et de l’image. Il s’est imposé comme un fin connaisseur de la littérature anglo-saxonne, consacrant notamment des biographies à Agatha Christie, Patricia Highsmith ou encore G. K. Chesterton. Dans le monde de la BD, il a également signé plusieurs scénarios et ouvrages de référence, dont un travail remarqué autour de Edgar P. Jacobs et de son univers. Cette double culture, littéraire et graphique, nourrit profondément son regard.
Avec Confessions d’un amateur de bande dessinée belge, publié aux Les Impressions Nouvelles, Rivière ne propose ni une étude académique ni une simple autobiographie. Il choisit un angle intime : celui du lecteur émerveillé devenu observateur privilégié. Tout commence par un souvenir fondateur, la découverte du Mystère de la Grande Pyramide d’Edgar P. Jacobs, qui agit comme une révélation. À partir de là, le récit déroule le fil d’une passion qui l’accompagnera toute sa vie.
Au fil des pages, l’auteur évoque les grandes figures de l’âge d’or de la bande dessinée belge. Il parle de Hergé, créateur de Tintin, de Jacques Martin, de Raymond Macherot, mais aussi de ses rencontres personnelles avec certains d’entre eux. Loin d’un panthéon figé, il restitue des artistes vivants, parfois surprenants, toujours profondément humains. Il raconte les voyages, les conversations, les admirations et les doutes, offrant au lecteur un accès rare aux coulisses d’un univers mythique.
Ce qui fait la force de l’ouvrage, c’est précisément cette combinaison entre mémoire personnelle et histoire culturelle. Rivière apporte des informations précieuses sur le contexte de création, les relations entre auteurs, l’atmosphère de Bruxelles et des milieux éditoriaux de l’époque. Mais il ne se contente pas d’informer : il transmet une émotion, celle d’un amateur au sens noble du terme, c’est-à-dire un passionné éclairé. À travers son regard, on comprend mieux pourquoi la bande dessinée belge occupe une place si centrale dans l’imaginaire européen.
Le livre apporte ainsi une contribution importante à la compréhension du patrimoine BD franco-belge. Il rappelle que derrière les albums mythiques se trouvent des trajectoires humaines, des choix artistiques, des complicités et parfois des rivalités. Il éclaire aussi la manière dont une vocation de lecteur peut devenir une carrière, et comment la passion peut se transformer en engagement critique et créatif.
Confessions d’un amateur de bande dessinée belge est donc bien plus qu’un témoignage nostalgique. C’est un hommage vibrant au 9e art, une plongée dans l’histoire de la bande dessinée belge et une réflexion sur la transmission culturelle. Pour les amateurs de BD, les chercheurs, les collectionneurs ou les simples curieux, ce livre offre à la fois le plaisir du récit et la richesse de l’analyse. Une lecture qui donne envie de rouvrir ses albums… et de redécouvrir les chefs-d’œuvre d’hier avec un regard neuf.
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