Ce spectacle est une révélation au sens étymologique du terme Apocalypse qu’il convoque avec une légèreté bienvenue.
Le dossier de presse le décrit comme une protopie musicale qui interroge notre capacité à nous transformer.Le ptitch : « C’est l’histoire de Perle, premier enfant hybride de l’humanité. L’animal avec lequel elle est croisée est le Varan de Komodo »
On entre dans l’intimité d’une famille de scientifiques assez dysfonctionnelle : la mére rejette Perle qu’elle a pourtant contribué à transformer tandis que sa sœur rejette sa sxualité et son frère qui évoque un célèbre scientifique paralysé pontifie sur l’univers , et à cela se rajoute un employé de pompes funèbres dépressif qui se rêve papillon ..
Le mise en scène de Jean Christophe Dollé ( aussi auteur) et de Clotilde Morgève est virtuose entre comédie musicale et théâtre de boulevard, les acteurs, chanteurs, musiciens se donnent à fond pour porter un texte percutant et souvent drôle à défaut d »être vraiment profond…
Cette pièce est un tourbillon où se croisent l’astrophysique, la métaphysique et des animaux dansants. , cette « tentative joyeuse de donner à l’humanité une chance de se réinventer » n’est pourtant pas totalement aboutie tant elle repose sur des postulats scientistes dont elle montre dans son déroulé même la fragilité , reste la belle scène finale ultime aspiration à une forme de renaissance , mais comme dans le film « le règne animal » on ne peut s’empécher de se demander si l’hybridation homme animal qui nous est vendue ici n’est pas une nouvelle malédiction que nous infligent s des scientifiques sans conscience …